Alex, VVTiste devenu expat à Wellington

Alex, VVTiste devenu expat à Wellington

Alex est venu en Nouvelle-Zélande avec un VVT , pour voyager et profiter… et puis, une opportunité, beaucoup de bonheur, et le voici devenu expat à Wellington, travaillant vers la résidence permanente ! Interview.

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Salut Alex, peux-tu te présenter rapidement ?

Salut les Frogs, Alex, 27 ans, en NZ depuis plus de 2 ans, le combo Curieux/Geek/Gourmand me correspond assez bien je pense !

Qu’est-ce qui t’a amené en Nouvelle-Zélande ?

L’envie de changement d’abord, j’ai fini mes études assez tôt et après ma licence j’ai directement commencé à bosser. Mais après 4-5 ans de TV/Internet-boulot-dodo bien confortable j’ai eu envie de bouger de mon Sud de la France natal pour un peu d’aventure ! Partir vivre à l’étranger (au moins pour quelques temps) avait toujours été quelque chose que je regrettais ne pas avoir fait durant mes études.

Le choix de la NZ a été simple, il n’y a pas 36 pays acceptant les VVT, le Canada ne me disait pas trop, l’Australie me paraissait trop grande, et la Coupe du Monde de Rugby 2011 se profilait en NZ… choix logique ! Nous voilà partis avec ma partenaire, Géraldine, pour au moins un an et pas mal d’aventures !

Parles-nous de ton itinéraire et de tes plus belles expériences voyage en NZ !

On a passé pas mal de temps à organiser l’itinéraire avant de partir, au final 4 mois en van autour des 2 îles (dont 1 mois en WWOOF), 15000 bornes et des tonnes de paysages magnifiques ! Parmi les meilleures anecdotes :

Baby whale in Golden Bay

  • Nous avons eu la (mal)chance de participer à secourir et garder en vie un banc de 80-90 baleines échouées sur une plage près de Farewell Spit, 2 jours à les arroser/couvrir/refroidir pour tenter de prolonger leur durée de survie hors de l’eau. Après chaque jour une grosse quinzaine d’entre elles ne survivaient pas… dur !
  • Le sommet du Taranaki et la vue magnifique d’en haut après 4-5 heures d’ascension dans la poussière… magique ! Et la descente en sautant/courant dans la même poussière est absolument jouissive !
  • Une nuit passée sur la route de Milford Sound (juste avant le fameux tunnel à une voie), bien froid, bien seul, et réveillé à 3h du mat’ par un couple de kea hurlant et sautant sur le toit du van… bien flippant et impressionnant d’agressivité quand j’ai voulu les faire partir !

Milford Sound

Et puis tout le reste : les pingouins de Moeraki, les otaries à fourrure (partout !), la journée de pêche miraculeuse au Blue Cod à Stewart Island avec des albatros de partout autour du bateau, les dauphins à Milford Sound (et Akaroa et White Island, etc…), le vol au-dessus du lac Tekapo et du Mount Cook, les descentes VTT énormes de Skipper Canyon à Queenstown, rentrer au van après une balade et trouver un bébé otarie sous le van en train de faire sa sieste, et bien d’autres… la NZ quoi !

Quels petits boulots as-tu fait pendant ton VVT ?

La plonge principalement et ma partenaire au service, dans un resto de Mount Maunganui, histoire de se poser après les 4 mois sur la route et d’organiser la suite… il faut croire que les Français sont faits pour les métiers de la restauration ici, ça pullule !

Tu as mentionné avoir testé le WWOOFing… c’était comment ?

Nous avons fait 1 mois de WWOOFing sur Stewart Island (la petite île au sud du sud de la NZ), au programme, quelques heures de « kitchen hand » par jour dans le resto, et surtout la préparation et l’empaquetage de saumon fumé local destiné à être revendu sur les marchés du pays. Une vraie expérience de vie en communauté (pas dans le sens hippie du terme haha) avec des gens géniaux ! Si un jour je n’ai plus de boulot ici à Wellington, je pense que j’y retournerai y passer un mois encore pour me changer les idées, c’est que du plaisir !

Wellington, parlons-en ! C’est dans cette ville que tu t’es installé pour de bon après tes voyages. Pourquoi l’as-tu choisie ?

Un peu le hasard en fait et beaucoup de chance, une fois posé à Tauranga à bosser dans ce resto, j’ai pris le temps de faire mon CV dans les règles et je l’ai envoyé à une douzaine d’entreprises travaillant avec les marques dont j’avais l’habitude et l’expérience en France (industrie de l’eau potable et irrigation). L’une d’entre elles m’a répondu en m’offrant une mission d’un mois à Wellington, ce qui tombait bien puisque qu’avec Géraldine on avait adoré cette ville. Cette mission d’un mois s’est transformée en mission de 3 mois puis en en contrat permanent !

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Wellington c’est la ville parfaite pour profiter de la vie ! Que ce soit avec tous les délicieux cafés, bars et restos du centre, le front de mer qui est une invitation à la promenade ou au footing au moindre rayon de soleil, des événements culturels en permanence (ma première fois à l’opéra la semaine dernière tiens !), le bush et les sentiers de VTT à 10 mins du centre et la bonne humeur des habitants… c’est vraiment agréable de faire partie de cette communauté !

Quand/comment as-tu pris la décision de rester en Nouvelle-Zélande ?

L’opportunité de pouvoir vivre confortablement dans la capitale, la mentalité kiwi, et le fait que je n’avais jamais été aussi heureux ont eu raison de l’éloignement avec la France… Ca a finalement été assez facile de se décider ! Dur d’être loin de la famille et des amis mais j’aime vraiment trop ma vie comme elle est aujourd’hui pour pouvoir rentrer.

Trouver un emploi qualifié, obtenir un Work Visa, s’intégrer dans la vie NZ pour de bon… c’est facile ?
Je pense qu’il y a de la place pour trouver un job qualifié ici (je parle des techniciens type BTS mini et plus), le marché du travail n’est pas autant sous pression qu’en France. Une fois le job trouvé, c’est très facile de le convertir en Work Visa de 2 ou 5 ans. Un peu plus compliqué de le le transformer par la suite en visa de résident… les critères d’obtention et l’examination des dossiers par l’immigration deviennent plus minutieux et coûteux.

Tes conseils aux Frogs qui veulent faire comme toi ?

Ce message s’adresse a Toi, futur Frogs en puissance :

  • La plus importante des chose a comprendre pour un VVT ou une expatriation réussie en NZ (et je pense que ça s’applique à tous les pays) c’est que ce pays qui accueille n’est pas un “paradis”. Ne pars pas pour échapper à la France, ou en pensant pouvoir réaliser tout ce que tu ne peux pas faire en France : “si tu galères en France, il y a de grandes chances que tu galères en NZ !”

Moeraki Pinguin

  • N’oublie pas que la NZ a d’abord été un pays d’éleveurs de moutons besogneux et que si tu cherches à travailler dans ce pays, la modestie, la discrétion et la conscience professionnelle seront tes premier atouts !
  • Pars pour voyager, apprendre et te régaler, pars pour les bonnes raisons !
  • Renseigne-toi sur la météo locale et le fait que la majorité de la NZ c’est de la campagne et des ptits bleds perchés aussi, cela t’évitera bien des frustrations et déceptions comme j’en ai vu des dizaines chez des VVTistes… “La NZ c’est nul, il pleut tout le temps” ou “ça fait 2 semaines que je suis arrivé en NZ et j’ai passé 3 jours à Palmerston North, ça m’a degoûté de la Nouvelle-Zélande !” (vrai!?!?!)
  • Tout le reste c’est que du plaisir, que ce soit les paysages ou les rencontres, que tu voyages en stop, à vélo ou en camping-car de luxe, les kiwis en général sont des gens très accueillants, gentils et avec une super mentalité (j’ai déjà entendu “La NZ c’est le pays des bisounours !” – je trouve que ça s’applique bien).

Et enfin commence à préparer une réponse bateau en Anglais à la question “How’s your day going ?” parce que tu en auras besoin, tu comprendras en arrivant je te laisse la surprise…

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