Angelica, fille au pair à Palmerston North

Angelica, fille au pair à Palmerston North

Angelica a choisi de venir en Nouvelle-Zélande comme fille au pair au sein d’une famille kiwi à Palmerston North (île Nord)… et comme beaucoup de jeunes, elle est tombée amoureuse du pays ! Elle nous fait part de son expérience. Sachez que Frogs propose un service de placement au pair en Nouvelle-Zélande.

Salut Angelica, peux-tu te présenter rapidement ?

Salut ! J’ai 21 ans (enfin presque), j’adore la photographie et les voyages. Je suis une grande enfant depuis toujours et toujours prête à partir pour de nouvelles aventures.

L’œuf ou la poule… quelle idée t’es venue en premier, devenir fille au pair ou partir en Nouvelle-Zélande ?

Je dirais l’idée de partir, même si en remontant plus loin, je disais toujours que je partirais en tant que fille au pair après le lycée lorsque j’étais au collège. J’ai toujours été attirée par les autres pays (plus spécialement les pays anglophones, je ne sais pas pourquoi) mais arrivée au lycée j’avais complètement oublié mes grandes idées de voyages et j’ai laissé le projet de côté. Jusqu’à l’été dernier, après avoir loupé deux années dans deux fac différentes, j’ai décidé de faire une pause et partir. En vérité j’ai recherché sur Google « Partir à l’étranger pas cher », et je suis repartie sur mon idée de fille au pair.

Pourquoi as-tu choisi la NZ pour ton expérience au pair ?

Sur aupairworld, le site où je m’étais inscrite pour trouver une famille, il fallait remplir un questionnaire et à la fin choisir une destination. J’avouerais que j’ai coché des endroits au hasard. J’ai un peu honte de l’avouer mais je ne savais même pas où été la NZ sur une carte… Au final j’ai reçu des demandes de plusieurs familles en Australie, NZ et Etats Unis et j’ai décidé d’aller avec ceux qui me plairait le plus. Les Néo-zélandais avaient un gros avantage puisqu’ils étaient sur Paris en août. J’ai donc passé une journée avec eux et en septembre je m’envolais pour Palmerston North ! L’au pair apparait vraiment comme la solution miracle. Nourri, logé, payé. Tout ce que j’avais à faire c’était trouver les fonds pour le billet d’avion !

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Les premiers contacts avec la famille d’accueil… est-ce que c’est difficile ?

J’ai eu beaucoup de chance de les rencontrer sur Paris, je savais à quoi m’attendre à l’aéroport et ça m’a soulagée d’une grosse angoisse ! Surtout qu’ils parlent un Français excellent et m’ont donc aidé pour toutes mes démarches administratives et autres. Mais c’est vrai que c’était plus compliqué que ce à quoi je m’attendais. Il faut s’habituer à leur routine, mais surtout il faut s’habituer à eux en général. Ca faisait un an que je vivais seule et c’est très bizarre de se retrouver dans une autre famille. Sachant qu’au début, ils m’emmenaient partout avec eux. J’ai eu deux semaines d’adaptation durant lesquelles je ne travaillais pas. Mais j’ai tout de suite compris ce qui m’attendait le premier matin lorsque j’ai été réveillée à 6h30 par les pleurs des filles (Brianna 4 ans et Olivia 2 ans). Je crois qu’il m’aura bien fallu 2/3 mois pour vraiment m’adapter et surtout que les filles s’adaptent à moi. Ca a été très dur avec la plus grande. Elle ne comprenait pas trop ce que je faisais là et était plutôt dure avec moi. A coup de « Tu n’as pas le droit de toucher à mes affaires ! », « Je ne t’aime pas » et autre commentaires désagréables !

En quoi consiste ton quotidien d’au pair ?

La plupart du temps je suis seule avec les filles, sachant que la grande va à « preschool » 3 après-midi par semaine. Donc préparer le lunch, le dîner, faire les allers-retour à l’école, emmener les filles au parc (ou n’importe quelles activités), faire la lessive. Le vendredi c’est le jour du ménage donc j’essaye au maximum de garder la maison rangée. Faire la vaisselle. Je m’occupe du réveil des filles 3 jours par semaine et du coucher tous les soirs. A la base je fais 36h par semaine plus deux soirées de deux heures de babysitting. Ceci dit je suis plutôt entre 45h et 50 par semaine (mon record c’est 55h, j’avais eu les filles le week-end). Je m’occupe aussi d’aider pendant les soirées de la mère, elle fait des démos culinaires régulièrement (mais ça ce n’est pas général à toutes les au pair !). Je vais à la danse avec elles le jeudi. C’est tout ce qui me vient à l’esprit. Après en vivant au quotidien avec la famille, on se retrouve vite à dépanner les parents d’une ou deux heures par ci par là lorsqu’on ne fait rien pendant les jours off ou les pauses ! C’est le principal inconvénient.

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As-tu remarqué des différences culturelles étonnantes entre ta famille d’adoption kiwi et les familles françaises ?

La première chose qui m’a perturbée, c’est le dîner à 17h30, en parlant des repas, ils n’attendent jamais que j’ai fini de servir et que je sois assise avant de commencer à manger (ce qui est normal en NZ mais qui avait le don de m’énerver !). Ils sont aussi tout le temps en retard, et font tout à la dernière minute. Je me suis finalement habituée a ce côté très relax des kiwis. Pour finir, je crois que j’ai de la chance d’avoir moi même un grand pouvoir d’auto-dérision car ils sont très ironiques, et quand ils me présentaient leurs amis pour la première fois je me sentais attaquée de toutes parts par leurs répliques cinglantes ! La grosse différence cependant entre ma famille en France et celle-ci, c’est qu’ils sont totalement à fond dans l’église. Et ça c’est vraiment très dur à la longue quand on y connaît rien comme moi. On fait la prière le soir, les bénédicités à chaque repas et c’est seulement après deux mois que j’ai enfin pu arrêter d’aller à la messe le dimanche !

As-tu l’occasion de profiter de ton séjour pour visiter la NZ ? Parle-nous de tes expéditions !

Pour l’instant je n’ai pas eu la chance d’aller dans l’île du Sud mais j’ai vu pas mal de chose dans l’île du Nord ! J’ai rencontré 3 Françaises un peu après mon arrivée. On a commencé par trois jours au Coromandel en octobre, c’était vraiment exceptionnel. On a eu beaucoup de chance d’avoir le beau temps avec nous. On s’est brûlé les pieds à Hot Water Beach, grimpé dans le bush pour tomber sur une vue superbe de New Chums Beach et mon endroit préféré reste le Mont Paku dans la ville de Tairua ! On a continué avec Taupo et Rotorua. C’était un week-end complètement fou et improbable. Je suis revenue avec 1000 photos sur seulement deux jours !

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On a bu une bière dans une hot pool, on est allée à Wai-O-Tapu (que je recommande vraiment !), on a rencontré les Kiwis du coin a la Tavern, un gentil agriculteur nous a ouvert sa pâture pour qu’on puisse y planter notre tente. On a fait une petite marche autour du Blue Lake, etc. Puis on a fini avec New Plymouth (les filles partaient dans l’ile du Sud puis rentraient en France ensuite !), où j’ai presque bavé devant la beauté du Taranaki et la douleur des coups de soleil !

Ensuite je suis partie seule pendant 5 jours à Auckland où je suis restée chez une amie kiwi qui m’a emmené partout ! De Tiritiri Matangi Island pour rencontrer les oiseaux natifs de NZ (magnifique !) à l’est d’Auckland pour une balade dans le bush en passant par le sommet de la Sky Tower. Puis j’ai fini mes vacances avec 5 jours à Paihia où j’ai nagé avec les dauphins et apprécié la vue au Cape Reinga (j’ai d’ailleurs une bonne anecdote sur cette partie du voyage puisque mon backpacker n’avait pas reçu mon paiement et que j’ai donc dormi cachée derrière la librairie pendant 3 nuits).

J’ai aussi fait un tour à Wellington, pour un week end, mais je suis restée dans la ville principalement. Et puis j’ai rencontré un Français en janvier et nous sommes allés à Napier pour 3 jours. Bien sûr on a fait l’incontournable tour à vélo des « winery ». On aura testé 53 vins ce jour là et on a eu de la chance car on y était le week-end de la Saint Patrick. Autant dire best Saint Patrick EVER !

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Et pour finir, mon road trip préféré, toujours avec le même Français, le week-end du 22 juin à New Plymouth pour le match de rugby All Blacks/France ! C’était juste du pur bonheur. On a donc fait une courte balade sur le Taranaki (aussi beau en hiver qu’en été), plusieurs arrêts sur l’autoroute du surf, on a pêché des paua et pour couronner le tout, le match !

J’ai cru comprendre que ton séjour au pair t’avait donné envie de rester en NZ… qu’est-ce qui te motive à vivre ici ?

Je suis tout simplement tombée amoureuse de tout ce qui fait la NZ ! Le pays, les gens, tout (sauf peut être leurs fromages « best before ») ! Ils ne se prennent pas la tête, si je veux sortir en pyjama et chaussons un dimanche matin pour retrouver mon amie qui habite à 200m, personne ne me dévisagera de la tête au pied dans la rue, je risque même de tomber sur des gens affublés comme moi ! Les Kiwis te sourient dans la rue, il m’est même arrivé de parler 30 minutes avec un inconnu parce qu’il avait reconnu l’accent français lorsque j’ai répondu à son « good morning ». En fait la NZ c’est exactement comme le petit village où j’ai grandi (enfin sauf que les gens sont agréables !). Une chose merveilleuse aussi, c’est de pouvoir conduire pendant seulement 30 minutes et se retrouver dans un décor complètement différent de celui qu’on vient de quitter (mis à part la Desert Road). J’adore tout ces grands espaces où tu te sens seul au monde. Même les coins touristiques sont tranquilles. On peut se retrouver seul sur une plage en plein été. Bref, j’ai juste cette impression que c’est en NZ que j’aurais dû naître !

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Tes conseils aux Frogs qui veulent faire comme toi ?

  • Economisez avant de partir, ne faites pas mon erreur de partir sur un coup de tête et passer vos économies dans les billets d’avion pour ne pas dépendre complètement de la paye de la famille d’accueil.
  • Partez les week-ends au maximum, sortez de la maison parce qu’on devient vite fou. Quand on travaille là où on vit c’est très dur de trouver un bon équilibre. Même sans partir en road trip, allez boire un verre, vous promenez à vélo, quoi que se soit…
  • N’hésitez pas à trouver des activités, gym, club de lecture, cours de cuisine, qu’importe, ça vous permettra de rencontrer des gens parce que c’est vraiment très dur de rencontrer des jeunes lorsqu’on est fille au pair ! On rencontre surtout les amis des parents, les professeurs d’école, etc.
  • Même si c’est dur au début, n’hésitez pas à imposer vos limites aux enfants que vous gardez. Sinon ça risque d’être dur pour vous !
  • Ne restez pas au pair un an complet, 6 mois maximum me parait bien parce que mine de rien, des fois j’ai l’impression de « gâcher » le seul VVT en NZ que j’aurais. Mais aussi parce que je pense qu’une fois que vous avez passé une certaine limite de temps, quitter les enfants devient de plus en plus dur. Surtout quand vous vous rendez compte que vous leur manquez (et qu’ils vous manquent) alors que vous n’êtes parti que 2 jours…
  • Demandez un contrat précis. Surtout pour les tâches ménagères et notez vos horaires quelque part dès votre arrivée pour en parler tout de suite s’il y a trop d’abus.
  • Ne désespérez pas si ça ne passe pas tout de suite avec les enfants. Brianna me détestait au point de me faire pipi dessus au début et maintenant elle ne va pas se coucher tant qu’elle n’a pas eu un bisou de ma part !
  • Essayez de ne pas voir ça comme du travaille, sinon on se met vite à compter les heures et à pester tout seul pour rien !

Et surtout je vous souhaite beaucoup de courage et d’être très patient et organisé parce qu’on se retrouve souvent à faire un million de choses à la fois ! Mais une fois que vous avez « apprivoisé » les enfants, c’est que du bonheur.

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Il y a 3 commentaires sur cet article
  1. Marion HUBERT à 00:47

    Bonjour,

    J’ai déjà été Au Pair en Australie et souhaite vivre dans une famille d’accueil en Nouvelle Zelande à Palmerston North durant mon stage à l’Institut Massey qui va durer 4 mois (Mai à Aout 2016). Je sais que la plupart des familles ont besoin d’une fille au Pair pendant la journée et la semaine. Je ne serais disponible que les fins de journée et les week-end pour garder les enfants et m’occuper des tâches ménagères. Je souhaite donc trouver une famille d’accueil qui serait prête à m’héberger en contrepartie d’aide aux tâches ménagères et garde d’enfants en soirée et week-end. Je peux éventuellement payer une famille pour l’hébergement si elle a déjà une fille Au Pair. J’aimerais être dans une famille d’accueil pour découvrir leur culture et pouvoir partager la mienne. Cela me permettra de parler anglais avec la famille et les enfants car en prenant un logement seule, je ne pourrais pas avoir l’occasion d’améliorer mon anglais et découvrir leur mode de vie. De plus j’adore m’occuper des enfants.

    Auriez-vous des contacts avec des familles vivant à Palmerston North afin que je puisse les contacter svp ?

    Je vous remercie par avance.

    Bien cordialement.

    Marion

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