Faire du WWoofing et du HelpX en Nouvelle-Zélande

Faire du WWoofing et du HelpX en Nouvelle-Zélande

Au tout début des années 70, c’est l’histoire de Sue Coppard, une londonienne en manque de nature. Afin de s’échapper de la capitale le temps d’un week-end, Sue contacte des fermes pour leur proposer ses services. Ayant posté une petite annonce dans un journal pour trouver des compagnons intéressés par cette expérience, elle se rend vite compte que de nombreux citadins rêvent, comme elle, de passer du temps à la campagne. Le premier essai a lieu dans une ferme bio-dynamique du Sussex en 1971. C’est un succès et, grâce au bouche-à-oreille, de nombreux fermiers proposent d’accueillir eux aussi des volontaires. Le WWoofing est né.

Derrière l’acronyme Wwoof, il fallait à l’origine comprendre « Working weekends on organic farms » (week-ends de travail dans des fermes bio).  Aujourd’hui, le concept a évolué et Wwoof signifie « World wide opportunities on organic farms » (offres d’emploi mondiales dans les fermes bio) et même « Willing Workers on Organic Farms » (travailleurs volontaires dans des fermes bio).

Progressivement, le mouvement s’est diffusé dans le monde entier. Une centaine de pays font à présent partie du réseau. D’après l’association Wwoof UK, il y aurait 6 000 hôtes répartis sur les cinq continents. Jamais Sue Coppard n’aurait pu imaginer un tel engouement !

Le HelpX (Help Exchange) peut, à première vue, sembler identique au WWooFing, mais c’est en réalité un réseau d’hôtes, également présents dans un grand nombre de pays, beaucoup plus varié. Il peut s’agir de fermes, organiques ou non, de ranchs, d’auberges, de lodges, de Bed&Breakfasts ou encore de voiliers !

Le WWoofing et le HelpX reposent sur l’échange. Les hôtes offrent la nourriture, l’hébergement et les occasions d’apprendre contre une assistance en maraîchage, jardinage ou tout autre travail « agricole ». C’est ouvert à tout le monde, quelque soit l’âge ou la nationalité. Pas besoin d’être un fin connaisseur du compostage ou de l’apiculture !

Le retour d’expérience de Charlotte et Max, PVTistes en Nouvelle-Zélande !

WWoofing et HelpX en Nouvelle-Zélande

Charlotte (29 ans) est normande, Max (24 ans) est breton et fier de l’être ! Elle est passionnée de voyage, et lui de photo. Il se sont rencontrés il y a un peu plus d’un an et tout a commencé sur le thème du voyage entre eux. Plutôt rapides à la décision, ce sont des fonceurs ! Ils tiennent un blog qui retracent leurs aventures et ressentis, les GuimOves. Mais, pourquoi ce nom ? Pour mettre de l’argent de côté, Charlotte et Max ont fait une saison dans une baraque à frites. Ils passaient leur temps à parler de leur futur voyage en Nouvelle-Zélande et à se faire des câlins… Ce qui leur a valu le surnom de « guimauves » par leurs amis. Mais attention ce sont des guimauves qui move, donc GuimOves… Futé !

Pourquoi avoir décidé de faire du HelpX et comment en avez-vous eu l’idée ?

C’est en fouinant sur les blogs parlant de la Nouvelle-Zélande que Max a découvert le HelpX, cette sorte de WWoofing élargi à toutes les activités. Pour ma part, je suis habituée à voyager avec le couchsurfing et je pense que c’est  qu’il y a de mieux pour aller plus loin que visiter le pays. En résumé, les avantages pour nous sont :

  • Apprendre le plus possible sur le Kiwi way of life, grâce à une immersion totale du matin au soir
  • Apprendre des techniques de travail en extérieur : on en sait plus maintenant sur l’arrachage des mauvaises herbes et l’utilisation du coupe-bordure qu’on ne l’aurait jamais imaginé
  • Perfectionner son anglais, toujours grâce à l’immersion et aussi grâce à certains hôtes qui nous poussent à parler qu’en anglais en leur présence
  • Faire des économies, on ne paye pas de logements, de campings et très souvent les repas
  • Avoir les meilleurs plans sur les activités du coin, hors des sentiers touristiques

Pouvez-vous nous décrire le profil de vos hôtes ? Combien de temps en moyenne êtes-vous restés chez eux ?

Générosité, partage et gentillesse sont les principaux traits de caractère communs de nos hôtes. La prise de contact, malgré la langue et les conversations sont faciles. On a à chaque fois l’impression de faire partie de la famille quasi instantanément. Le profil peut varier d’un HelpX à l’autre… On a aidé des couples, des retraités, des familles ultra occupés et des chefs d’entreprise. Les niveaux de vies varient eux aussi, même si le prix de la nourriture nous fait penser qu’on a plutôt affaire en général à des foyers aisés.

WWoofing et HelpX en Nouvelle-Zélande

Pour ce qui est du temps de séjour, on demande à rester une semaine. Cela nous laisse le temps de bouger dans les alentours et d’optimiser les 6 mois que nous avons pour barouder chez les kiwis. Mais il est à chaque fois difficile de quitter ses hôtes, nous aimerions parfois rester plusieurs semaines chez eux.

Pouvez-vous nous décrire une journée type de HelpX et son principe ?

Tout dépend des besoins des hôtes. En général, ils ont un grand jardin et demandent de l’aide pour son entretien, qui peut aller du simple (mais fatiguant) arrachage des mauvaises herbes, à des travaux de peinture ou de rénovation d’allées extérieures.

WWoofing et HelpX en Nouvelle-Zélande

WWoofing et HelpX en Nouvelle-Zélande

Les hôtes sont toujours très généreux, vous êtes donc récompensés de vos efforts avec des repas familiaux, copieux et très bons. Nous avons le droit à de nombreux morning et afternoon tea. Soit en général :

Petit-déjeuner => 2 heures de travail => Morning tea => 2 heures de travail => Lunch => Après-midi libre => Apéro => Dîner => Thé du soir

Il est souvent possible de cumuler deux journées de travail pour avoir une journée off le lendemain, jouez la malin ! Le temps de travail est d’environ de 3 à 5 heures pour avoir le gîte et les repas. Si les repas ne sont pas compris vous aurez moins de temps de travail.

Avez-vous des anecdotes à nous faire partager ?

Les kiwis sont des gens généreux et c’est tous les jours Noël dans nos assiettes ! On l’a rapidement compris chez nos premiers hôtes Angie et Peter, situés dans le Nothland. Après un repas conséquent et bien arrosé, on termine en dessert par :

  • 1 cake au chocolat avec sa crème et son nappage
  • 1 gâteaux aux pommes façon crumble et sa glace vanille
  • Des biscuits secs au chocolat pour accompagner le thé ou le café

Bref, on roule littéralement pour aller se coucher !

 Seconde anecdote, avec le récent séisme qui a secoué le pays, des aftershocks se sont fait ressentir chez Andrew, le fils d’un de nos hôtes, au Nord de Wellington. Résultat, 40 centimètres d’eau dans la maison familiale. Nous sommes donc parti à leur rescousse avec nos hôtes pour déménager les meubles abîmés par l’eau, pour nettoyer et ranger la maison. La femme d’Andrew est rentrée, elle n’en revenait pas que nous soyons venu aider. Nous avons eu la sensation de contribuer à l’entraide entre kiwis touchés par le séisme bref une vraie immersion.
Avez-vous des conseils à donner aux futurs voyageurs en Nouvelle-Zélande ?
  • Avoir de bonnes chaussures de randos pour arpenter les sentiers époustouflants néo-zélandais
  • Mettre de l’argent de côté, la Nouvelle-Zélande est un pays où le quotidien coûte cher
  • Rester décontracté sur les directions et l’orientation, ici tout est bien indiqué
  • Opter pour l’immersion chez les kiwis : faites du HelpX ou du WWoofing
  • Prendre son temps, ce pays est grand et demande de la patience pour être découvert
  • S’éloigner des villes, les plus beaux paysages sont dans la nature et le wild
  • Prévoir une belle paire de chaussettes, pour avoir la classe même en chaussette-tong
  • Ne pas toujours faire confiance au terme « loop » sur les panneaux de rando, parfois c’est un détour qui n’en vaut pas la peine…

Un témoignage recueilli par Frogs, le spécialiste du PVT en Nouvelle-Zélande ! Profitez de notre expertise et de nos nombreux services :

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