My Little French Bookvan : un projet au service de la culture et de la langue française en Nouvelle-Zélande

My Little French Bookvan : un projet au service de la culture et de la langue française en Nouvelle-Zélande

Voici la success story de Faustine et de Samuel, 2 mordus de culture et littérature qui décident de partir à l’autre bout du monde en 2016 pour transmettre leur passion à bord de leur « bibliovan ». Vous avez peut-être déjà entendu parlé d’eux ?

Faustine a 28 ans et Samuel 34 ans. Ils se sont rencontrés par hasard en 2013, lors d’un festival de rock. Samuel revenait de Nouvelle-Zélande où il venait d’y voyager pendant 10 mois en PVT et il s’apprêtait à devenir prof d’anglais dans un lycée à Nantes. De son côté, Faustine travaillait depuis plusieurs années chez un grand éditeur de littérature jeunesse à Paris. Samuel a vite décidé d’abandonner le professorat pour la traduction littéraire anglais-français et a rejoint Faustine à Paris. Puis un projet commun s’est profilé... Interview.

Comment avez-vous eu l’idée de « My Little French Bookvan » ?

Faustine : On voulait changer d’air, loin de Paris, voyager à l’étranger pendant 1 an. On a évalué nos compétences et nos envies et très rapidement le projet a pris forme. C’est une sorte de « pot pourri » de qui nous sommes : la littérature jeunesse, la transmission auprès du jeune public, la communication et le voyage. L’idée du bibliovan s’est donc imposée comme le moyen le plus court d’allier le voyage dans un pays lointain et nos passions communes.

Quel est précisément votre concept à travers ce bibliovan ?

« My French Little Bookvan » est un projet culturel et éducatif qui s’appuie sur l’imaginaire du voyage. Signature visuelle et attractive, notre bibliovan a sillonné les routes de Nouvelle-Zélande pour sensibiliser les jeunes néo-zélandais à la culture française et à l’apprentissage du français, par le biais de la lecture et de diverses activités. En échange de nos interventions dans les écoles, on demandait le gîte et le couvert chez les professeurs. C’était le même principe que le wwoofing ou le helpX mais en plantant autre chose que des tomates. Découvrir un pays de cette manière, de l’intérieur, grâce à ses habitants est la plus belle des compensations.

Pendant combien de temps avez-vous sillonné la Nouvelle-Zélande et dans combien d’écoles êtes-vous intervenus ?

Lancée en février 2016, notre opération a touché une soixantaine de classes, réparties sur près de 30 établissements scolaires, soit plus de 1500 élèves. Initialement, on voulait organiser une tournée d’un an, mais on n’a pas obtenu les fonds nécessaires. Nous avons donc réduit le projet de 6 mois en Nouvelle-Zélande, et nous avons dû nous mettre au DIY ! On tient à remercier nos rares sponsors qui nous ont bien aidés : Intext Books, l’Association des Professeurs de Français de Nouvelle-Zélande et les éditeurs français qui nous ont donné des livres.
On a eu la chance de s’arrêter dans des lieux variés sur l’Ile du Sud et du Nord. Les écoles ont été notre principale cible, mais nous sommes intervenus également aux Steam Punk HQ d’Oamaru, dans les Alliances Française, une galerie d’Art, une bibliothèque et même sur une marché français (le French Market d’Akaroa).

Quel a été votre endroit préféré de Nouvelle-Zélande ?

Ils sont très nombreux et différents. Comme tout visiteur, on a été marqués par les paysages sauvages et quelques villes, mais aussi par les gens. C’est de cette manière qu’un endroit aussi peu glamour et méconnu que Levin est devenu l’un de nos endroits préférés. Les touristes ne s’arrêtent pas à Levin. Les gens de Levin veulent quitter Levin. Nous, on adore Levin !

Avez-vous des anecdotes à nous faire partager ? Des rencontres ou des moments insolites ?

On en a des centaines ! Littéralement ! Et on est du genre à employer  « littéralement » au sens littéral ! Comme notre expérience est à mi-chemin entre celle du backpacker et de l’ambassadeur culturel, on a autant découvert la Nouvelle-Zélande à travers le tourisme qu’en vivant chez les vrais kiwis, d’Invercargill à Cape Reinga. C’est toute la richesse de notre séjour ici !
Petite anecdote people : Samuel a sérré la main de Sam Neill qui était venu présenter le film Hunt for the Wilderpeople à Nelson. On a été introduits par des amis communs, ça donnait : « Sam, this is… Sam » !
Lors de nos interventions dans les classes, il s’est aussi passé plein de belles choses. Et des moments de pure grâce, comme lorsqu’une élève s’est mise à parler du FC Nantes, le club de cœur de Samuel, qui en a encore la larme à l’œil !
Partout, on a été accueillis comme des rois et parfois même comme des rocks stars, comme le prouve la photo ci-dessous.

Quels conseils donneriez-vous à des futurs voyageurs connectés n’osant pas forcément se lancer ?

Ne vous lancez surtout pas ! On veut garder la Nouvelle-Zélande pour nous 😉

Grâce à leur projet de bibliovan, ils ont rencontré la directrice de Gecko Press, une maison d’édition kiwi de livres jeunesse. Elle a sponsorisé Faustine pour qu’elle rejoigne leur équipe à Wellington. Nos deux aventuriers de la culture et de la littérature sont de retour à Aotearoa avec un visa de travail de 2 ans ! Qu’est-ce que je vous avais dit, une vraie success story !

Si vous aussi vous souhaitez vivre une expérience unique en Nouvelle-Zélande, l’équipe de Frogs est à votre disposition pour organiser votre voyage personnalisé et également nous vous accompagnons dans la préparation de votre PVT chez les kiwis !

Alice

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