Rencontre avec David le boulanger à Queenstown

Rencontre avec David le boulanger à Queenstown

Nous avons eu le plaisir de rencontrer une famille française expatriée en Nouvelle-Zélande depuis 2016. Lors de ce témoignagne, ils reviennent sur leur voyage et leur expatriation au pays du long nuage blanc. Ils ont ouvert leur boulangerie française à Queenstown en décembre 2016 ! Un témoignage passionnant qui donnerait presque l’envie de se lancer dans la création d’entreprise en Nouvelle-Zélande.

1. Pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes une famille de 4 expatriés français vivant depuis peu en Nouvelle-Zélande : David 33 ans, Marion 32 ans, Eva 7 ans et Thomas 4 ans. Depuis 2016, nous avons ouvert notre boulangerie à Queenstown.
J’ai toujours travaillé dans le service, j’ai d’ailleurs un CAP en restauration. C’est mon épouse, Marion, qui m’a formé au métier de boulanger. Marion a un CAP en pâtisserie et un BEP mention complémentaire en boulangerie. Elle a eu l’occasion de faire son apprentissage après le BAC et de s’incrire dans une école renommée (L’INBP ) par la suite.

2. Pourquoi avez-vous choisi de vous expatrier en NZ ?

Nous avons vendu notre première boulangerie en 2014, à Bonneville (74). Après 8 belles années, nous avons décidé, avec nos deux enfants, de nous lancer un nouveau challenge, celui d’ouvrir une boulangerie française dans un pays anglophone. Après avoir posé les noms des pays, nous en avons retenu 2 : le Canada et la Nouvelle-Zélande.

Nous avons donc fait plusieurs voyages au Canada, 3 mois en tout où nous avons pris des cours d’anglais à Vancouver car nous ne parlions pas anglais à ce moment-là.

Ensuite, nous sommes partis 3 semaines en camping-car en Nouvelle Zélande. Après quelques jours ici, nous étions déjà conquis. Nous sommes donc revenus quelques mois plus tard, mais cette fois-ci avec nos 2 enfants et la maman de Marion. Durant ces 6 mois nous avons parcouru une nouvelle fois le pays, rencontrés des kiwis et des francais, étudiés où nous souhaitions vivre et parfaire notre anglais. Ce fût une superbe expérience !

3. Pourquoi avez-vous choisi la ville de Queenstown ?

Après avoir eu la chance de visiter le pays d’Auckland à Invercargill, nous avons retenu trois villes principales où nous souhaitions y vivre : Queenstown, Christchurch et Hamilton. Ensuite, nous avons étudié leurs potentiels (statistiques, concurrence, etc…) mais aussi où nous souhaitions voir grandir nos enfants. C’est tout naturellement que nous avons choisi Queenstown car nous venons de la montagne.

4. Avec qui avez-vous lancé le projet d’ouverture de votre boulangerie ?

Nous nous sommes lancés dans ce projet avec l’aide de NZ project et bien sûr avec le soutient de nos familles et nos amis. Ils nous ont soutenu dans ce projet malgré l’éloignement. D’ailleurs, merci à eux !

Pour la boulangerie nous avons eu l’aide de deux kiwis (un fournisseur de matériel de boulangerie : Fournos et un ami à lui). Ils nous ont aidé à comprendre quelle était l’attente des kiwis concernant une boulangerie. Egalement, ils nous ont aidé pour toutes les démarches administratives auprès du Council de Queenstown. Cette rencontre a d’ailleurs été probablement la plus belle, car cela nous permis de visiter toutes les boulangeries d’Auckland et avoir un accès à un labo de boulangerie entier.  Durant cette période, nous avons participé à un concours de boulangerie : FINE FOOD SHOW 2016 d’Auckland où nous avons remporté 7 prix sur 11 catégories.
Après plusieurs mois de travaux, le bâtiment étant inexistant, nous avons pu ouvrir la boulangerie le 26 décembre 2016.

Nous n’avons pas de spécialités, mais les classiques d’une boulangerie-pâtisserie française. Allant du croissant au chausson aux pommes, de la baguette au sourdough, de la tropéziennes au Paris-Brest et utilisant au maximum, quand ils existent, les produits de Nouvelle Zélande. Nous fabriquons la totalité de nos produits sur place. Nous faisons également le café, chose que nous ne faisions pas en France. Nous avons du nous former à la réalisation de café.

La boulangerie se situe dans une zone commerciale proche de l’aéroport de Queenstown, très fréquenté par les locaux. Actuellement nous avons 11 personnes qui y travaillent dont quelques Français.

Queenstown bouge énormément et nous avons quelques projets pour le futur. Comme celui d’agrandir nos locaux ou d’ouvrir une autre boutique spécialisée dans un tout autre domaine : glaces, macarons, crêpes, etc… Cela reste en suspend car nous attendont notre résidence. En attendant on se concentre sur notre envie de fournir la meilleure qualité à nos 250 clients quotidiens et bien sûr prouver que nous apportons un plus à la Nouvelle Zélande. Nous souhaitons aussi, suite aux nombreuses demandes, commencer à fournir les hôtels, restaurants et écoles. Mais comme nous tenons absolument produire de la qualité, cela est très long à mettre en place.

5. Est-ce difficile de se lancer dans la création d’entreprise en NZ ?

Je pense que c’est le cas dans n’importe quel pays. Surtout lorsqu’on ne parle pas anglais, même même si Marion parlait plutôt bien, cela fût un peu plus compliqué. Je pense que sans l’aide de nos amis kiwis et Nz Project et sans oublier de nos familles, je ne suis pas sûr que nous aurions réussi.

Ici, je les trouve un peu dur sur les règles mais en même temps tout est clair, on s’adapte donc. Même si cela à été difficile à construire nous avons aucun regret.

Nos enfants sont dorénavant billingues anglais. Eva (7ans) parle quelques mots en Maori et devrait bientôt apprendre le KAPA HAKA . Thomas (4ans) commencera bientôt la primary school. Ce pays est vraiment incroyable et magnifique (je fais de la randonnée pendant mon temps libres, c’est le pays idéal pour ça). Les locaux sont incroyablement gentils, patients avec notre anglais (à chaque fois que je m’excuse de mon niveau, ils me répondent « ton anglais est meilleur que mon français, moi je connais que l’anglais, toi tu es bilingue »). Ils sont aussi très accueillant. Nous avons même rencontré le premier ministre néo-zélandais à notre boutique, maintenant nous attendons notre président.

6. Avez-vous des anecdotes sur la NZ à nous faire partager ? Des moments marquants ou insolites ?

Durant notre voyage de 6 mois en caravane, nous n’avions jamais réservé de camping, prévu notre itinéraire et nous nous laissions porté par nos envies du moment.

Nous avons aussi eu la chance d’être acceuilli pendant 3 semaines avec notre caravane chez un kiwi à Christchurch. Les gens sont incroyablement Friendly, je me souviendrais toujours, une fois lors de nos courses au Pak’n’save de Gisborne, la caissière que nous ne connaissions pas, nous demande de quel pays nous venons et fini par nous inviter à son barbecue.

Aussi lorsque les policiers restent zen quand je réponds assez mal à leurs demandes pour le test d’alcool (compter de 10 à 1 alors que je donne mon adresse en français, enfin heureusement que maintenant ça va un peu mieux avec mon anglais…)

7. Quels conseils donneriez-vous à des entrepreneurs français souhaitant se lancer en NZ ?

Je n’ai pas vraiment de conseil, si ce n’est qu’il faut bien s’entourer pour ce genre de projet. Le fait de s’entourer, exemple pour nous avec NZ PROJECT ou FOURNOS rassure nos autres interlocuteurs et leur permet de mieux accepter le facteur risque lié à notre âge ou visa. Le fait que les gens soient très accueillants aide beaucoup quand même.

Instagram de Ma Boulangerie / Facebook de Ma Boulangerie

L’équipe Frogs, vous aide à préparer votre PVT en Nouvelle-Zélande de A à Z :

Donnez votre avis, on vous écoute !